Dans la Famille "Happy", je voudrais la Mère ;o)
Autant vous dire que j'ai mal dormi, très mal dormi. Couchée tard et levée tôt … Bref, au réveil, j'étais cernée comme un gang par la police ! Lol
Mathis lui, s'est réveillé en pleine forme. Il avait hâte d'aller à l'école. C'est pas beau ça ?!. Soulagée donc, vous pensez bien.
Arrivés devant l'école, il est toujours enthousiaste. Moi un peu moins, car j'entends au loin, les pleurs des enfants ! ;o( Pas bon.
On entre dans la classe, Mathis la découvre et à l'air enchanté. Des jouets, des légos, des voitures, des livres de partout ! Il s'installe trankilou et va piocher dans un bac à la recherche d'un tracteur et d'une remorque. Bingo !!! il trouve. Donc tout va bien pour lui. Au passage, sa maîtresse à l'air sympa.
Puis arrivent les pleurs de quelques enfants. Un, puis deux, puis trois, puis quatre … Mathis ne comprend pas pourquoi ils pleurent. C'est tellement bruyant qu'il se bouche les oreilles. La pression monte au fur et à mesure et l'ambiance dans la classe vire au cauchemar, ou presque .
Il est temps pour les parents de quitter la classe et là !!!! Mathis reprend son sac et me dit : «On rentre ?». Je lui explique que je dois partir et que je viendrais le chercher un peu plus tard. Gros câlin oblige et là, il s''agrippe, genre «je vais pas te lâcher». Grosse suée qui me rappelle qu'il faut que j'assure !
Les enfants pleurent toujours et encore … Et ce qui devait arriver, arriva : Mathis fait de même. Pas content le Ptit Pirate ! J'ai pris sur moi et j'ai demandé à la maîtresse qu'elle le prenne. J'ai quitté la classe sans me retourner. Warfff ! C'est pas humain ça.
Trois heures se sont écoulées (même pas triste moi, juste un peu inquiète). Quand je suis arrivée, les enfants sont sortis un par un, tous avaient les yeux rouges. Les pauvres. Mathis lui aussi avait une petite mine et quand il nous a aperçu il s'est mis a pleurer (de soulagement je pense) et il est venu nous rejoindre. Entre deux larmes, il nous a dit que c'était bien l'école, qu'ils avaient écouté de la musique, qu'il n'était pas monté dans la cabane de la cour parce qu'il n'avait pas envie, qu'il ne connaissait pas tout le monde et que la maitresse était gentille.
Finalement, hormis les pleurs communicatifs des enfants, Mathis à fait une bonne rentrée ! Il vient juste de me demander :
«c'est quand que je vais jouer à l'école maman ?»
«Demain matin, mon amour, d'accord ?»
«D'accord !».
Une page se tourne ... Me voilà soulagée ! Le voir sourire, me parler de l'école et des copains, ça me met du baume au cœur. Il va bien, donc je vais bien !

